L'autorité en question

L’autorité en crise !
De l’utilité de l’autorité
C’est parce que nous sommes capables de contenir nos pulsions et de surseoir à nos réactions spontanées que nous pouvons coexister dans des espaces où le respect de l’ordre et de la loi est un gage d’humanité. Se révolter pour dire sa colère légitime, fondée empiriquement sur un sentiment d’injustice, d’impuissance sociale ou de déclassement ne saurait justifier la violence.
Pourtant, depuis des décennies, des recherches sur l’école ou la famille pointent une inversion dans les rapports entre générations, révélatrices d’une mutation de l’enfant, adolescent au sein de nos sociétés. Beaucoup d’adultes en effet déclarent être en difficulté pour incarner une figure d’autorité, si bien que les enfants deviennent progressivement les principaux décideurs de leur éducation. Comme si selon la formule consacrée « ce n’est plus le parent qui fait l’enfant mais l’enfant qui définit le parent ». dans une forme de négociation permanente. Dans les faits, parents, éducateurs, enseignants sont contestés dans l’exercice quotidien de leur rôle et peinent parfois à poser des limites contenantes pourtant indispensables au développement psychique, relationnel, et affectif du jeune. Les situations de transgression des règles sociales, voire de refus d’obéir, sont de plus en plus fréquentes y compris parfois dans des contextes sociaux “privilégiés”.
Nous pouvons dire que l’autorité légale n’existe plus. Alors qu’autrefois, le maître d’école ou le policier étaient respectés, sinon écoutés, car ils incarnaient des symboles du savoir et de l’ordre. Désormais, leur statut ne suffit plus pour obtenir l’assentiment des usagers ; Leur autorité est discutée, attaquée, monnayée par ces jeunes qui n’acceptent pas toujours d’être placés sous la dépendance même passagère de l’adulte.
Or, refuser toute forme de dépendance revient à nier l’existence de rapports asymétriques qui s’établissent normalement entre l’adulte et l’enfant. D’un point de vue éducatif, l’autorité est justement cette relation d’influence permettant d’accueillir doucement le nouveau venu sur la scène du monde et de l’introduire dans l’ordre symbolique de l’humain.
Une autorité bien comprise
Face aux attitudes belliqueuses et dévastatrices, nous ne pouvons rester silencieux et immobiles. car notre responsabilité collective est engagée. À l’endroit des familles, de l’école comme du politique. Ces actes violents actent une crise sociale et institutionnelle majeures où les grands récits unificateurs ont disparu laissant place à une transformation de notre rapport à la norme et à la morale. Dans une société où la boussole de l’autorité est absente, l’escalade de la violence est malheureusement une réponse de plus en plus visible et répandue. Croire et espérer que les choses vont s’arranger d’elles-mêmes ne suffit plus.
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